ÉCOUTER, COMPRENDRE, AGIR : DEVELOPPEMENT D’OUTILS ASCC POUR L’EPANOUISSEMENT DES FEMMES

Dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie de changement de comportement et des interventions participatives et inclusives pour l’adoption de bons comportements envers les femmes et les filles, plusieurs outils de sensibilisation ont été produits. Il s’agit de 14 capsules radiophoniques et 6 capsules audiovisuelles. Ces outils de communication servent de support aux activités de sensibilisation.
À l’issue des différentes sessions de formation en art social que le projet a réalisées au cours de l’année 2025, 14 capsules radiophoniques et 6 capsules audiovisuelles ont été coproduites du 04 au 12 novembre 2025. Quatre (4) thèmes ont été retenus pour les capsules radiophoniques et traduites en Fulfulde, Sonraï et Tamachèq, à savoir : « Brave femme » qui aborde la question du droit à la femme d’exercer un métier et de la masculinité positive à travers l’appui des hommes à l’épanouissement socioéconomique des femmes et jeunes filles. La seconde capsule, « Pardonne-moi ma fille », présente la masculinité positive et les préjugés et stéréotypes à l’endroit des femmes qui exercent des activités de développement économique. « Une souris, c’est une souris » traite de la question de l’épargne, et finalement, « Va, leur dire », qui touche la question sensible du droit à la terre des femmes.
Du micro à l’action : récits qui changent les règles
Les 6 capsules audiovisuelles en Fulfuldé et en Sonraï ont été coproduites pour, par et avec les membres des clubs de panélistes et des artistes.
Le premier texte titré « Je pense » traite de la question de la non-participation de la femme aux prises de décision qui concernent son avenir. Le texte fait cas des schémas de domination que les hommes ont sur les femmes, des pressions et intimidations, voire des menaces que subissent les femmes de la part des hommes.
Le deuxième texte « La moto et le rêve » met en situation plusieurs cas de violences basées sur le genre. Dans l’histoire, le mari change d’attitude à la faveur d’un rêve : le traitement que le mari inflige à sa femme n’est pas l’éducation qu’il a reçue de son père. C’est pour ainsi dire que bien souvent, l’attitude des hommes n’est pas sous-tendue par la tradition. L’histoire connait une issue favorable, sur une harmonie du couple où l’on permet à la femme de s’épanouir.



Le troisième texte « Le revers de la confiance » met en scène une femme qui mène une activité économique florissante, l’embouche. Le mari, profitant de l’ignorance de sa femme qui ne sait ni lire, ni écrire, ne dépose pas tous les revenus à la caisse et la vole. Un jour, la femme décide de se rendre elle-même à la caisse pour retirer son argent et se heurte à l’évidence : elle s’est fait abuser par son mari. Cette capsule traite de la problématique de l’analphabétisme des femmes, mais au-delà de ça, pose la question de l’épargne. Cette capsule vise à sensibiliser sur la confiance en soi des femmes et prône l’instruction pour bien gérer leurs revenus, le recours à des structures de microfinance pour épargner et pouvoir accéder à des subventions et des prêts.
Avec en ligne de mire la diffusion des capsules radiophoniques par les médias locaux, le projet a formé les radios locales sur les thématiques en lien avec la réduction des effets des barrières sexospécifiques identifiées sur l’épanouissement socio-économique des femmes et des jeunes filles. Cela a permis l’animation d’émissions radiophoniques interactives avec les clubs de panélistes, pour informer et sensibiliser les communautés.
L’intégralité de ces capsules radiophoniques et audiovisuelles est disponible sur le compte YouTube du projet et toutes ses plateformes de communications.
La libération de parole à travers la diffusion des émissions radiophoniques, couplée à la tenue des panels avec les détenteurs de pouvoir et les leaders modèles, ont permis de toucher à travers l’écoute environ 54 371 personnes, respectivement 34 505 à Dori, 6 100 à Falagountou et 13 766 à Gorom-Gorom.
